Un nouveau signal fort vient d’être envoyé sur l’échiquier politique congolais. Aubin Minaku Ndjalandjoko, vice-président du PPRD, formation politique de l’ancien chef de l’État Joseph Kabila, a été interpellé dans la nuit de samedi à dimanche, aux alentours de 01h du matin, à son domicile de Kinshasa par les services de sécurité.
Cette arrestation rentre dans une séquence politique sensible, quelques jours seulement après celle d’Emmanuel Ramazani Shadary, secrétaire permanent du même parti. Deux figures majeures du PPRD concernées en l’espace de peu de temps : un enchaînement qui ne passe pas inaperçu dans les milieux politiques et diplomatiques.
Ancien président de l’Assemblée nationale et acteur central de la majorité kabiliste pendant plusieurs années, Aubin Minaku reste l’un des visages emblématiques de l’ancien régime. Son interpellation nocturne est perçue par de nombreux observateurs comme un tournant dans la gestion du rapport entre le pouvoir actuel et l’opposition issue de l’ex-majorité.
À ce stade, aucune autorité officielle n’a communiqué sur les faits reprochés ni sur le cadre juridique de cette arrestation. Ce silence institutionnel nourrit les interrogations, tandis que sur les réseaux sociaux, l’opinion se divise entre lecture judiciaire et lecture politique de l’événement.
Dans l’attente d’une prise de parole officielle, cette arrestation renforce une certitude : la scène politique congolaise est entrée dans une phase de reconfiguration, où les lignes bougent et où chaque décision est scrutée comme un message stratégique.
MM
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