Le Gouvernement provincial de Kinshasa a publié un communiqué officiel à la suite de la manifestation organisée par l’opposition ce vendredi 12 juin 2026, faisant état de violences et de troubles à l’ordre public.
Les autorités provinciales rappellent que la marche avait été autorisée sur le terrain Assossa « dans le strict respect de la loi afin de préserver le caractère inviolable du siège du Parlement conformément au règlement intérieur de ladite institution ». Elles indiquent toutefois que les manifestants ont « choisi de s’affranchir des conditions fixées par l’autorité urbaine en changeant, contre toute attente, l’itinéraire préalablement convenu ».

Le bilan provisoire communiqué fait état de vingt blessés légers, dont quinze membres des forces de l’ordre et cinq manifestants, ainsi que d’environ cinq véhicules incendiés. Les premières données officielles précisent qu’« il n’y a eu aucune perte en vie humaine ».
Le gouvernement provincial rappelle que la liberté de manifestation est un droit fondamental garanti par la Constitution, tout en soulignant qu’elle « doit être exercée dans le respect des droits et libertés de tous ». Il insiste également sur la responsabilité des autorités de veiller à la sécurité publique et à la continuité des activités économiques, administratives et scolaires.

Le communiqué évoque par ailleurs des informations des services de sécurité faisant état de pratiques consistant à « recruter et manipuler des individus désœuvrés, parfois sous l’emprise de substances prohibées, à les munir d’armes blanches et à les placer en première ligne afin de provoquer les forces de l’ordre ».
Le gouvernement provincial condamne ces pratiques et affirme se réserver le droit de saisir les instances judiciaires compétentes afin d’établir les responsabilités. Il salue enfin « la bravoure et le professionnalisme » des services de sécurité mobilisés lors des événements.
MM
À lire aussi sur Trends: Kinshasa : une adhésion partielle à l’appel de la « ville morte » observée dans plusieurs communes
